10 JEUNES ENTREPRENEURS FRANcAIS
DE L’eCONOMIE VERTE S’ENGAGENT
POUR RENFORCER NOS LIENS
eCONOMIQUES ET HUMAINS AVEC L’AFRIQUE

L’AFRIQUE EST UNE CHANCE
POUR LA FRANCE.

QUE FAIRE?

Il nous faut séduire et retisser des liens avec les nouvelles générations africaines. Si la tâche semble immense il est d’autant plus nécessaire de s’y atteler dès à présent. Le pragmatisme doit nous animer : comment pouvons-nous contribuer à une croissance durable dans chacun de ces pays ? Quels sont les défis africains pour lesquels nos solutions ont une valeur ajoutée ? Sur quel axe articuler nos politiques pour les décennies à venir ? Trop longtemps ces questions ont été inversées.

De nos expériences individuelles sur le continent, nous partageons un même constat :
Les enjeux environnementaux sont omniprésents et, mal maîtrisés, représentent des risques de déstabilisation majeurs : urbanisation galopante, réchauffement planétaire modifiant les structures agricoles et poussant aux migrations internes, pollutions industrielles, énergies fossiles coûteuses pour les entreprises et les ménages, déforestation massive, etc. Ce siècle sera profondément marqué par les mutations écologiques et l’adaptation de l’Afrique, particulièrement exposée, doit mobiliser les entrepreneurs français.

La France dispose des compétences et des technologies susceptibles de répondre à ces enjeux qui couvrent un spectre immense :
Energie, eau, transport, infrastructures, agriculture, santé, numérique, etc. Toutes nos entreprises sont ou devront être empreintes par la question de la durabilité de leurs produits et services dans un monde contraint en ressources.

Sommes-nous les seuls ?
Bien évidemment non. Le choix de la France ne peut intervenir qu’à la condition que nous disposions des meilleures innovations, procédés et techniques ; que nos offres soient mieux présentées et structurées que celles de nos concurrents ; que nos financements soient plus compétitifs. Notre effort de séduction doit reposer sur le meilleur de nous-mêmes, l’export est une projection de ce que nous sommes. Des organismes dédiés travaillent quotidiennement sur ces sujets, notre réseau diplomatique se mobilise, mais soyons francs : aucun ne fait grand cas de nos préoccupations. Nous pensons à l’inverse que les jeunes entreprises, de par leur taille et leur agilité, sont aux avant-postes des marchés futurs. Elles ont l’audace, la créativité et l’énergie qui forgent les grands groupes de demain.

Nous sommes des praticiens quotidiens de la France en Afrique, nous sommes physiquement la France en Afrique.
Inlassablement, nous convainquons nos interlocuteurs de faire le choix de nos entreprises et donc de la France. Nous pensons que de réussites individuelles peut aussi naître la réussite collective. C’est pourquoi nous invitons tous les jeunes entrepreneurs partageant nos convictions à nous rejoindre. Nous appelons les pouvoirs publics, la société civile et l’ensemble des forces vives de la Nation à réfléchir avec nous aux mesures concrètes assurant un renouvellement et un approfondissement de notre partenariat avec l’Afrique. Dans cette compétition internationale, notre unité sera notre force.

10 propositions

UP Afrique souhaite mobiliser les autorités publiques et institutions privées afin d’engager dix mesures concrètes et opérationnelles pour renforcer l’action des éco-entrepreneurs français en Afrique. La plupart des solutions proposées sont qualitatives et organisationnelles ; leur déploiement ne représente aucun coût.


1. Créer un Label Jeunes Eco-Entrepreneurs Français en Afrique (JEFA)
Ce Label ouvrira droit à des instruments spécifiques de soutien. Il pourra être utilisé dans le cadre d’appels d’offres publics et privés. La commande publique peut accélérer le développement de nos activités si, par exemple, les soumissionnaires s’engagent à co-contracter ou sous-traiter des parties essentielles des contrats.

2. Créer des produits d’affacturage spécifiques JEFA pour monétiser rapidement les flux de factures émises.
Ces produits pourraient être commercialisés par une ou plusieurs banques. Cela éviterait que les délais de paiement et/ou les éventuels retards tendent à l’extrême la trésorerie de nos entreprises, particulièrement sensible en phase de fort développement, et ce alors même que nombre de nos clients sont des contreparties locales, parfois même filiales de groupes français, avec une qualité de signature élevée.

3. Créer un système de garantie publique et/ou privée des financements participatifs dédiés aux JEFA
Pour stimuler et flécher l’épargne citoyenne sur des projets innovants et rentables. Cette garantie constituera pour les plateformes de financement participatif existantes ou à venir, et pour les entreprises qui choisissent cette solution, une vitrine grand public du savoir-faire des éco-entrepreneurs français en Afrique. Elle servira également de pivot au capital amorçage dédié au financement de projets africains de la diaspora créant une entreprise en France avec une activité en Afrique.

4. Créer une garantie publique et/ou privée des risques adaptés aux JEFA.
Sur des projets de taille restreinte (moins de 5 millions d’euros), l’analyse devrait porter sur les fondamentaux intrinsèques des projets et la qualité des contreparties, plutôt que sur l’analyse géopolitique pays. L’Etat, via l’AFD, la BPI et la Coface, se portera alors garant en dernier ressort auprès des créanciers. Ce type de garantie existe pour des grands projets d’infrastructure mais manque cruellement à nos startup. Up Afrique partagera son expertise technique et financière pour favoriser l’évaluation du risque et en améliorer drastiquement la couverture.

5. Développer un système de tiers financeur pour l’accès à l’énergie et l’efficacité énergétique.
Les projets que nous portons en Afrique ont des taux de rentabilité très élevés, des retours rapides. Un système de tiers financeur permettrait de vendre des services et solutions technologiques à nos clients africains, en nous rémunérant sur les économies d’énergie réalisées ou sur la fourniture d’énergie renouvelable décentralisée par exemple.

6. Intégrer un représentant JEFA lors de déplacements officiels à vocation économique en Afrique (Chef de l’Etat, Ministres, Parlementaires).
Cette participation aux voyages officiels crédibilisera nos entreprises, facilitera les contacts et sera une occasion d’échanges avec les décideurs français et les entreprises de plus grande taille pour fluidifier nos interactions.

7. Nommer un coordinateur national représentant les pouvoirs publics auprès des JEFA
Afin d’établir un dialogue continu sur les outils de financement précités et un suivi étroit des projets en instance. Outre son rôle de référent, le coordinateur permettra de relayer les problématiques des JEFA auprès des diverses institutions traitant de projets en Afrique (BusinessFrance, BPI France, ADEME, AFD, Proparco, Ministère de la Coopération, Ministère de l’Environnement, Ministère des Affaires Etrangères, Ministère des Finances).

8. Créer ou labéliser JEFA des incubateurs en France et en Afrique.
Ces lieux d’innovation serviront de forums permanents de rencontres entre les pouvoirs publics, les grands donneurs d’ordre, les entreprises de toute taille, les institutions financières, les universités et les écoles. A la fois centre d’affaires, de formation et d’insertion, ces incubateurs pourront également accueillir les Français travaillant en Afrique dans le cadre d’un V.I. ou du service civique.

9. Accélérer les procédures d’obtention de visa pour des personnes physiques parrainées par des JEFA.
Nos partenaires d’affaires éprouvent souvent les pires difficultés – voire stigmatisations - à venir à notre rencontre. Il est pourtant de notre intérêt premier de pouvoir présenter nos technologies et procédés sur site, de créer une relation sur notre territoire, de former à l’utilisation de nos produits et services.

10. Renforcer l’action des JEFA grâce aux synergies mises en oeuvre avec d’autres acteurs français de la société civile
Notre volonté est de contribuer à une croissance durable en Afrique, avec des effets directs et indirects notamment en termes d’emploi et d’adaptation face aux mutations écologiques. D’autres acteurs partagent les mêmes objectifs ; ils peuvent soutenir et renforcer nos actions, que ce soit via l’action extérieure des collectivités territoriales françaises (coopération décentralisée), les réseaux multi-acteurs, la diaspora ou les migrants.

MEMBRES FONDATEURS



Nos 10 membres fondateurs représentent 420 collaborateurs travaillant en France
et dans 26 pays africains pour un chiffre d'affaires global de 52 Mio EUR.

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